Autopartage, rentabilisez votre voiture et optimisez le budget familial.

Autopartage entre particuliers

Autopartage entre particuliers et en famille

Votre voiture reste la plupart du temps au garage ou immobilisé sur un parking ? Vous disposez d’une deuxième voiture qui ne vous sert que très rarement ?
L’autopartage permet de rentabiliser votre véhicule en le mettant à la disposition d’autres utilisateurs.
C’est un moyen intéressant pour économiser sur les charges de propriété d’une voiture, gagner de l’argent et optimiser le budget familial.

Qu’est-ce que l’autopartage ?

L’autopartage peut être défini de manière simple par le partage d’une même voiture par plusieurs utilisateurs.
L’auto est mise à la disposition d’autres conducteurs :

  • qui peuvent la récupérer à un point donné,
  • s’en servir le temps et pour le trajet souhaité,
  • et le restituer à un stationnement dédié ou à l’endroit convenu avec le propriétaire du véhicule.

L’autopartage peut également être défini par opposition au covoiturage, un concept déjà bien connu qui consiste à effectuer le même trajet avec d’autres personnes ayant plus ou moins les mêmes horaires, et ce, afin de réduire le budget transport de la famille.

L’autopartage poursuit le même objectif. Il permet même de percevoir un revenu complémentaire grâce à la location de la voiture.

Seule différence : la voiture est utilisée par les autopartageur à des moments différents pour des trajets différents.

Un développement très rapide.

Le concept de l’autopartage est né du constat suivant, considérant les frais d’entretien, les assurances, le prix du carburant, le coût de stationnement…, la possession d’une voiture coûte cher.

Les chiffres avancés rapportent qu’une voiture coûte en moyenne 4 350 euros par an, soit 0,34 euro par kilomètre. (Source : Guide pratique de l’autopartage entre particuliers, étude ADETEC, 2013).
Pourtant, un véhicule reste à l’arrêt à 90% de son temps. (Source : MobilityTechGreen).
Voir les liens des sources à la fin de l’article.

De ce fait, au lieu de posséder une voiture personnelle, l’autopartage permet de ne financer que son utilisation, tout en disposant d’un véhicule quand le besoin est présent.

En effet, au lieu de simplement occuper une place de parking, la voiture peut servir à d’autres utilisateurs. Le succès de ce concept repose cependant sur la diversité des besoins et des créneaux horaires des membres.

En France, l’autopartage existe depuis les années 1950.

Pour des raisons sociétales, notamment à cause de la forte congestion de la circulation automobile dans les grandes villes, écologiques et économiques, le système s’est fortement développé ces dernières années.

En plus des services organisés par les municipalités et les entreprises, l’autopartage entre particuliers s’est accru.

De nombreux particuliers disposant d’une voiture personnelle mettent désormais leur véhicule en location à d’autres conducteurs.

Ils réduisent de cette façon leur budget voiture, se constituent en plus un revenu supplémentaire, et optimisent ainsi leur budget familial.

Une étude réalisée par Carsonar, une société spécialisée dans l’autopartage, estime notamment le nombre de véhicules mis en autopartage à 26 256 unités en mars 2013.

90% d’entre eux appartenant à des particuliers. La même étude rapporte que 54% des Français se trouvent à moins de 15 minutes à pieds d’une voiture en autopartage.
(Source : MobilityTechGreen).

L’étude ADETEC confirme : en France, l’autopartage entre particuliers existe dans les villes et les villages de toute taille. Cette pratique existe même dans des hameaux de quelques maisons.

L’autopartage présente de grands intérêts écologiques. Il permet entre autres de décongestionner la circulation urbaine, et contribue à réduire la pollution associée à l’émission de gaz à effet de serre et à la consommation de carburant.

Raison pour laquelle sa pratique est vivement encouragée par les différentes municipalités.

Le concept figure d’ailleurs parmi les dispositions retenues par le Grenelle I, puis le Grenelle II qui le définit comme :

« La mise en commun au profit d’utilisateurs abonnés d’une flotte de véhicules de transports terrestres à moteur. Chaque abonné peut accéder à un véhicule sans conducteur pour le trajet de son choix et pour une durée limitée » (Source : Wikipedia).

Zoom sur l’autopartage entre particuliers.

L’autopartage entre particuliers existe sous différentes formes :

  • Le plus répandu et le plus simple s’effectuent entre voisins, collègues, amis et proches.
    La voiture est en général la propriété de l’un des autopartageurs, ou acquise en indivision (État d’un bien indivis (Droit:Qui n’est pas divisé.)) de communs accords et de ce fait appartiennent à tous les membres du groupe.
  • Des sociétés spécialisées ont également investi sur ce créneau.
    Dans ce cas, les abonnés souscrivent à un abonnement pour pouvoir bénéficier de véhicules en libre-service.
  • Enfin, beaucoup plus récemment, des sites internet spécialisés ont fait leur apparition, et mettent en relation des propriétaires de voitures – qui souhaitent se constituer un revenu complémentaire grâce à l’autopartage – avec un groupe d’utilisateurs.

Autopartage entre particuliers, comment ça marche ?

  • Former un petit groupe d’autopartage entre particuliers.

Concrètement, les personnes qui souhaitent organiser l’autopartage doivent en premier lieu établir un contrat d’autopartage.

Celui-ci doit stipuler toutes les conditions de fonctionnement du système, notamment les rôles et les obligations de chaque autopartageur, et les modalités de partage des frais.

Il n’est pas impératif de le rédiger devant un huissier ou un notaire. Ce contrat peut tout à fait se faire sous seing privé.

En revanche, tous les membres du groupe, et même les conjoints – puisqu’ils peuvent être amenés à conduire la voiture – doivent le signer.

Le contrat d’autopartage est essentiel pour renforcer la confiance entre les utilisateurs. Il sert de référence en cas d’ambiguïtés sur la relation au sein des autopartageurs.

Il permet également d’anticiper et d’identifier les solutions à mettre en œuvre dans les situations imprévues (par exemple, quand les autopartageurs ont besoin de la voiture en même temps).

Une fois le système mis en place, son fonctionnement est simple : chaque conducteur peut réserver le véhicule selon ses besoins, le récupérer et l’utiliser, et prendre soin de noter les kilomètres parcourus.

Selon ce qui a été convenu, le groupe fait le compte soit chaque mois, soit chaque trimestre ou à chaque fin d’année pour évaluer le montant à payer pour chaque autopartageur.

Les réservations s’effectuent généralement auprès d’une personne désignée, généralement le propriétaire de la voiture.

La tenue d’un agenda partagé sur internet ou l’utilisation d’un logiciel d’autopartage est recommandée pour en informer tous les membres du groupe, et offrir à chacun une bonne visibilité sur la disponibilité de la voiture.

Toujours à cet effet, il convient également d’organiser les usages réguliers, ainsi que les week-ends et les vacances dès le début d’année. Évidemment, cela n’exclut pas les arrangements et les échanges de dates en cours d’année, tant que les concernés se mettent d’accord.

En ce qui concerne le stationnement de la voiture, le groupe peut désigner un lieu unique, ou laisser au dernier utilisateur la possibilité de la garer près de son domicile. Le conducteur suivant pourra alors y prendre la voiture.

Pour la clé, si cela est possible, chaque utilisateur doit en avoir un double.

À défaut, notamment en raison de la difficulté de la duplication des clés pour les modèles récents, il convient de la laisser à un emplacement accessible à tous les membres du groupe (au bureau pour un groupe d’autopartage entre collègues ou chez le concierge de l’immeuble pour un groupe de voisins par exemple).

Sinon, le propriétaire de la voiture peut la garder et la remettre à l’utilisateur à chaque emprunt.

Quant aux papiers du véhicule, il est possible de les laisser dans la voiture, à condition de bien les cacher pour se protéger contre le vol, ou encore de les remettre à l’autopartageur à chaque emprunt.

Bien que cela n’ait aucune valeur juridique, il est aussi possible de mettre à la disposition de chaque utilisateur une photocopie des papiers ainsi qu’une attestation manuscrite du propriétaire de la voiture.

Ainsi, en cas de contrôle, il sera plus facile d’expliquer que le véhicule est utilisé en autopartage. La police et la gendarmerie sont généralement compréhensives sur le sujet.

  • La différence avec un service d’autopartage entre particuliers et en ligne

Les sociétés et sites spécialisés dans l’autopartage entre particuliers ont permis la formation d’une communauté de propriétaires prêts à mettre leurs voitures à disposition d’un groupe d’individus.

Le service présente une grande similitude avec la location de voitures traditionnelle, sauf qu’au lieu d’une flotte professionnelle, les utilisateurs disposent d’une flotte composée de voitures personnelles.

En fonction de leurs besoins, ils peuvent accéder à divers types de véhicules (citadine, monospace, familiale, fourgonnette…).

Les utilisateurs intéressés sont généralement invités à s’abonner au service. Ils accèdent alors à une carte de membre, et sont autorisés à réserver une voiture.

Toutes les démarches s’effectuent la plupart du temps en ligne. Le service indique alors à l’utilisateur le véhicule disponible le plus proche de l’endroit où il se trouve.

Le mode de facturation peut varier d’un prestataire à un autre. Il peut se faire au kilomètre parcouru ou selon la durée d’utilisation du véhicule.

Le prix inclut généralement le carburant, l’entretien, l’assurance, le nettoyage et parfois le stationnement.

À la fin de son utilisation, certains services prévoient des stations spécifiques pour garer le véhicule. D’autres autorisent les utilisateurs à le laisser à proximité de leur destination.

Quant aux propriétaires qui louent leur voiture, en plus de percevoir une rémunération, ils bénéficient le plus souvent d’un parking gratuit dans un point de dépôt de la société d’autopartage. Ils n’ont pas à s’inquiéter de l’échange avec les locataires.

Toutes les interactions avec les utilisateurs sont le plus souvent à la charge du site communautaire d’autopartage.

Et, en cas d’accrochage ou d’accident, le véhicule est couvert par l’assurance du site.

Certains sites de location de voiture entre particuliers proposent l’installation d’un boitier et d’un logiciel d’autopartage pour faciliter l’accès des utilisateurs aux véhicules.

Ces applications permettent notamment d’effectuer un suivi des déplacements des conducteurs (géolocalisation, vitesse…), ou encore de verrouiller et de déverrouiller la voiture juste avec une carte d’abonné, évitant ainsi au propriétaire des déplacements pour confier les clés à un utilisateur.

Autopartage en libre service

Autopartage en libre service

  • À savoir sur les charges de gestion du véhicule.

Concernant les charges de gestion du véhicule, l’autopartage est aussi synonyme de partage des frais : assurance, réparations, carburant, amortissement de la voiture, contrôle technique, les accessoires, etc.

Les frais sont répartis entre les utilisateurs au prorata des kilomètres parcourus. Le barème kilométrique est le plus souvent établi dans le contrat d’autopartage.

Dans le cas des petits groupes, il est possible de le déterminer en fin d’année, après calcul du prix de revient de la voiture.

Pour que les charges communes ne pèsent pas sur le budget du propriétaire du véhicule, les autopartageurs sont souvent invités à verser une avance ou un acompte tous les mois, tous les trimestres ou en début d’année.

Quoi qu’il en soit, certaines charges demeurent individuelles.

C’est le cas par exemple des places de stationnement et des péages autoroutiers, dont le paiement revient directement au conducteur concerné. Il en va de même pour les amendes et les frais non couverts par l’assurance en cas d’accidents.

Un revenu additionnel grâce à l’autopartage entre particuliers.

Pour le propriétaire d’une voiture, l’autopartage est un moyen intéressant pour arrondir les fins de mois, surtout si celle-ci passe le plus clair de son temps sur une place de parking.

Les gains dépendent évidemment du type de voiture : un modèle récent, bien équipé et spacieux se loue beaucoup plus cher.

Le tarif de location d’un monospace familial se situe par exemple entre 40 à 50 euros par jour. Une citadine se loue pour sa part entre 20 à 30 euros par jours. (Source : les bons plans de la toile).

La disponibilité de la voiture entre également en compte. Il va de soi qu’une mise à disposition occasionnelle ne rapportera pas beaucoup, contrairement à une location régulière.

La localisation de la voiture influence également sur le prix. Les voitures disponibles en centre-ville et dans les villes touristiques sont en général plus demandées, et peuvent exiger des tarifs plus élevés.

Quoi qu’il en soit, il convient de souligner que le propriétaire ne perçoit pas la totalité du prix payé par le locataire. Il faut encore en déduire la commission du site et le coût de l’assurance.

Certains sites proposent un revenu minimum garanti sous réserve de la mise à disposition du véhicule pour un nombre de jours déterminé dans le mois.

En somme, en fonction du type de voiture et de sa disponibilité, l’autopartage peut rapporter entre 100 à 200 euros par mois. Cela reste néanmoins une somme appréciable pour arrondir les fins de mois.

Qui plus est, ne s’agissant pas de rémunération proprement dite et étant considérées comme une participation des autopartageurs aux charges de gestion du véhicule, les sommes perçues n’ont pas à être déclarées aux services fiscaux.

Les sources de l’article :

Guide pratique de l’autopartage entre particuliers.

Les bons plans de la toile.

Wikipedia.

MobilityTechGreen

Carsonar

 

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(1 commentaire)

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  1. Je vous remercie beaucoup pour les informations et conseils que vous partagez

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